Française installée en Inde, Fanny Boucher a fondé Honorine en 2008. Colorés et délicats, ses bijoux parlent de poésie, de voyages, et de sa passion pour les belles choses.
Fanny vit à Jaipur depuis 2005. Elle s'est rendue en Inde pour la première fois en 2004 après ses études de philosophie. Elle avoue avoir eu un véritable coup de foudre pour Jaipur. "De retour a Paris, on m'a offert de retourner en Inde pour y travailler dans la joaillerie. J'ai fait mes valises et je suis partie".
Pendant trois ans Fanny s'est occupée de la fabrication de bijoux. Choisir des pierres et suivre des orfèvres aux quatre coins de la ville faisait partie de son quotidien. Assise par terre avec les artisans locaux, elle a appris le métier de joaillier.
En 2008, elle a commencé à créer ses propres bijoux. Fascinée par les couleurs, elle trouve chez elle au Rajasthan la palette des ses rêves: "Dans la rue a Jaipur les femmes portent des associations de couleurs extraordinaires: bleu électrique et rouge coquelicot, vert pâle et fuschia, crème et indigo. J'essaye de rendre avec mes bijoux un peu de cet incroyable arc-en-ciel."
De sa passion pour l'art et la littérature lui vient son goût des proportions: " D'Inde j'aime les couleurs intenses, les techniques vieilles comme le monde, et bien sur ces fabuleuses images. Mais mon obsession pour l'harmonie et les belles proportions vient clairement de mon côté européen classique. Vivre en Inde m'a fait réaliser que ces deux cultures, Francaise et Indienne, bien que très différentes en apparence, fonctionnent à merveille ensemble."
Etablie à Jaipur, une ville célèbre pour ses orfèvres et ses tailleurs de pierres, Fanny a vite intéressé une clientèle privée enthousiaste. "Mes amis ont commencé à me commander des pièces, puis des amis d'amis. Quand des amis d'amis ayant leurs propres boutiques ont voulu passer des commandes, j'ai monté ma société."
Elle a nommé sa marque en hommage à sa grande-tante Honorine, dont les histoires hautes en couleurs ont bercé son enfance. "C'est un prénom dont émane une France un peu désuète, et qui me rappelle des histoires que l'on me racontait enfant. C'est aussi un personnage d'Honoré de Balzac et un nom tout simplement ravissant !"
Bien qu'ayant grandi dans la campagne lorraine, Fanny se sent étrangement chez elle dans le chaos indien. "Mes soeurs et moi avons beaucoup voyagé petites. Je me souviens de balades nocturnes dans les souks de Marrakech. J'avais 10 ans mais je marchandais tellement que les commercants suppliaient mes parents de me faire taire."
L'Orient, déjà, se profilait dans la vie de Fanny.